Affaire Tapie : Lagarde a opté pour l’arbitrage « en totale connaissance de cause », selon Richard

Stéphane Richard a assuré, lundi 24 juin, que l’ex-ministre de l’économie Christine Lagarde, dont il était le directeur de cabinet à Bercy, avait opté «en totale connaissance de cause» pour l’arbitrage pour régler le litige qui opposait Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la vente d’Adidas.

Dans une déclaration écrite à l’AFP, le PDG d’Orange annonce, en outre, sa décision de contester devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris sa mise en examen pour «escroquerie en bande organisée», qu’il juge«infondée et infamante».

La patronne du Fonds monétaire international (FMI), qui a été placée sous le statut de témoin assisté, avait déclaré le 23 mai aux magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) que M. Richard paraissait très favorable à la solution de l’arbitrage, se déchargeant implicitement sur lui.

Elle avait alors estimé qu’elle aurait pu avoir plus d’informations dans le processus de décision qui l’a amenée à opter pour le choix controversé de l’arbitrage entre M. Tapie et le consortium de réalisation (CDR), qui gérait l’héritage du Crédit lyonnais.

«Suite aux articles parus dans certains médias ces derniers jours, je tiens à préciser que c’est en parfaite information de la position des différents services de l’Etat et en totale connaissance de cause que Christine Lagarde (…), dont j’étais le directeur de cabinet, a donné instruction par écrit de voter en faveur de la décision de l’entrée en arbitrage», a indiqué M. Richard.

«Je confirme l’avoir tenue en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier, poursuit-ilJ’ai donc décidé de former un recours devant la chambre de l’instruction contre ma mise en examen, que je considère infondée et infamante

Le tribunal arbitral a décidé en 2008 l’octroi de 403 millions d’euros à M. Tapie en règlement du litige avec le Crédit lyonnais né de la vente, en 1993, de l’équipementier sportif Adidas, qu’il avait acquis trois ans plus tôt. Deux instructions sont en cours sur cette affaire, dans laquelle trois personnes ont été mises en examen.

Lundi matin, Bernard Tapie a à son tour été placé en garde à vue, dans les locaux de la brigade financière.

lemonde.fr

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