Duel Talon-Yayi: La justice proroge sa décision au 1er juillet prochain

La Cour d’appel de Cotonou ne se décidera pas de sitôt dans les affaires tentative d’empoisonnement et tentative de coup d’Etat. Hier lundi 24 juin 2013, le président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou, Nicolas Biaou a purement et simplement prorogé le délibéré au 1er juillet prochain. Un renvoi qui rappelle celui prononcé par la Cour d’appel de Paris.

1er juillet 2013, c’est la date à laquelle la Cour d’Appel doit pouvoir donner son verdict dans les deux affaires qui opposent principalement le président Yayi Boni et l’homme d’affaires, Patrice Talon. « La Cour n’a pas été en mesure de rendre la décision. Le délibéré est prorogé au 1er juillet. Je ne suis pas dans le secret de l’instruction. Si le jugement est rédigé, la Cour va rendre sa décision », a informé Me Alexandrine Bédié Saïzonou, membre du collège d’avocats de Patrice Talon accusé d’être le commanditaire de la tentative d’empoisonnement de Yayi Boni. Hier, seuls les avocats des parties au procès ont pu avoir accès à la salle d’audience dont l’entrée était fortement « protégée » par les forces de l’ordre. A la fin de l’audience tant attendue, peu d’avocats ont pu se prêter aux questions des journalistes. Rappelons que l’audience d’hier est la conséquence de l’appel interjeté par les avocats de la partie civile à la suite de l’ordonnance de non-lieu rendue par le juge du 6ème cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Cotonou, Angelo Houssou.

2ème renvoi : toujours le suspense

La Cour d’appel de Cotonou entretient toujours le suspense dans les affaires tentative d’empoisonnement et tentative de coup d’Etat. La justice n’a pu situer les protagonistes de ces rocambolesques affaires hier. Ce sera donc le lundi prochain selon le président de la Chambre d’accusation Nicolas Biaou. La séance tenue à huis clos n’a pu rien donner de concret. Mais plusieurs sources affirment que la justice béninoise traine toujours parce que les dossiers sont vides. Il n’y a visiblement pas d’éléments crédibles pouvant permettre d’établir la responsabilité des accusés. Il sera ainsi à la Cour d’Appel de Cotonou de donner une autre orientation aux dossiers. Si certains citoyens commencent à s’impatienter quant à l’aboutissement de ces affaires politico-judiciaires qui défraient la chronique, sans doute c’est parce que la justice béninoise a tiré leçon de la décision de la Cour d’Appel de Paris sur la demande d’extradition de l’homme d’affaires Patrice Talon. La prorogation du délibéré jusqu’au 1er juillet 2013 permettra à la Cour d’Appel de mieux apprécier l’ordonnance de non-lieu du juge Angelo Houssou et le renvoi prononcé par la chambre de l’instruction de Paris. Puisqu’il s’agit de la même affaire dite tentative d’empoisonnement et du même accusé, Patrice Talon. On vient ainsi d’enregistrer un 2ème renvoi dans cette affaire. Ce qui révèle que les deux appareils judiciaires ont des difficultés pour établir les preuves. Dans ces conditions, le verdict de l’un peut aider l’autre à se prononcer. Exprès, a confié une source, on peut faire durer la décision jusqu’en septembre prochain pour s’inspirer de l’ordonnance du juge parisien qui pourrait intervenir dans moins de trois mois. Un avocat qui a gardé l’anonymat confirme cette stratégie. Pour lui, face à ces dossiers déjà vidés par le juge Angelo Houssou, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Cotonou n’a plus d’autres armes.

beninsite.net

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