Obama pour « un nouveau chapitre dans la relation avec les Etats-Unis et l’Afrique »

À la veille de conclure sa tournée africaine par une visite en Tanzanie, Barack Obama s’est recueilli, dimanche 30 juin, dans la cellule de la prison de Robben Island où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie. Puis, lors d’un discours à l’université du Cap, le président américain a invité ses homologues du continent à un sommet États-Unis – Afrique en 2014.

Barack Obama a entamé, lundi 1er juillet, la dernière étape de sa tournée de près d’une semaine en Afrique par une visite en Tanzanie après des déplacements au Sénégal et en Afrique du Sud. À Dar es Salam, le président américain doit s’entretenir avec son homologue tanzanien Jakaya Kikwete et visiter la centrale électrique d’Ubungo.

La veille, en Afrique du Sud, il a annoncé un plan de sept milliards de dollars sur cinq ans destiné à « doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne » où plus des deux tiers de la population vivent sans cette ressource, plus de 85% des habitants en zones rurales n’y ayant pas accès, a-t-il rappelé.

Barack Obama, que les conseillers économiques pressent de renforcer la présence diplomatique américaine sur le continent – notamment face à la percée de la Chine -, a également convié pour la première fois les dirigeants d’Afrique subsaharienne à un sommet à Washington en 2014, souhaitant « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les États-Unis et l’Afrique ».

«Profonde humilité»

Peu avant ces annonces, dimanche au Cap, il s’était recueilli dans l’ancienne cellule occupée pendant 18 ans par Nelson Mandela. Accompagné de sa femme Michelle et de leurs deux filles, Sasha et Malia, Obama a exprimé sur le livre d’or de l’ancienne prison devenue musée tout son respect pour les héros de la lutte anti-apartheid. « Au nom de notre famille, c’est emplis d’une profonde humilité que nous nous tenons ici, où des hommes d’un tel courage ont fait face à l’injustice et refusé de plier », a-t-il dit.

Dans la soirée, Obama a d’ailleurs confié « avoir fait ses premiers pas politiques à cause de l’Afrique du Sud », en militant dans les années 70 contre le régime ségrégationniste de Pretoria. Dans un discours à l’Université du Cap (UCT) Obama a également appelé un panel de jeunes à s’inspirer de Nelson Mandela et de ses camarades de lutte. « Ils vous disent que votre voix est importante (…) que vos choix peuvent faire une différence » a-t-il souligné.

« L’Afrique prend l’initiative, et l’Amérique aide » a poursuivi le président américain, tout en mettant en garde les dirigeants africains : « Dans trop de pays, l’action de bandits, de seigneurs de la guerre et de trafiquants d’êtres humains empêchent l’Afrique de concrétiser ses promesses », a-t-il lancé. « L’Histoire nous a montré que des progrès ne sont possibles que lorsque les gouvernements sont au service de leur peuple et non l’inverse », a-t-il affirmé, s’attirant un tonnerre d’applaudissement.

Mandela «réunit à nouveau la nation»

Alors que le pays s’attendait au pire jeudi, l’état de Nelson Mandela s’est toutefois légèrement amélioré depuis. Samedi, le président sud-africain Jacob Zuma a même dit espérer le voir sortir « très bientôt de l’hôpital ». Mais la présidence n’a pas donné de nouvelles fraîches dimanche.

Les problèmes de santé de Nelson Mandela offrent une nouvelle occasion d’unir tous les Sud-Africains, a souligné dimanche l’ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix en 1984, avant de guider Barack Obama dans un centre social pour séropositifs. « Après une vie aux services des autres (…) et bien qu’il soit coincé dans un hôpital, Madiba réunit à nouveau la nation », a fait valoir Mgr Tutu.

Jeuneafrique.com

Cette entrée a été publiée dans A-La-Une, Actualités, Afrique, International, Multimedia, avec comme mot(s)-clef(s) . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir