Accident de Porto-Novo: Déjà deux victimes repêchées

Suite à l’accident de circulation survenu le dimanche dernier à Porto-Novo où un mini bus de transport en commun s’est renversé dans la lagune, les fouilles ont commencé par livrer leurs résultats. Deux cadavres repêchés à la berge lagunaire de Porto-Novo, c’est donc le premier bilan de l’opération de fouille menée par les pêcheurs.

Ils s’appellent Hounsa Faustin, originaire de Djeffa dans la commune de Sèmè-Kpodji, conducteur de ce fameux mini bus immatriculé AK 4537 RB et Aboubacar Issa, passager d’origine nigérienne qui sont les premiers cadavres repêchés. Lèvres, narines et oreilles détruits par les poissons : ce sont là les blessures constatées sur le corps de ces deux cadavres. Suite à une opération de fouille menée par ces mêmes pêcheurs qui avaient exigé de l’autorité municipale une rémunération de 3.000.000fca dimanche dernier. Faisant usage de leur équipement de fabrication artisanale, ils ont réussi à extraire ces deux âmes inanimées qui, échappées au courant d’eau trainaient dans les labyrinthes de la berge lagunaire. Les deux corps exposés à la berge de Maria-Tokpa, ont subit, sur instruction du procureur de la république près le tribunal de Porto-Novo, les examens d’un médecin légiste puis la vérification des identités avant d’être remis aux familles respectives pour leur inhumation. Pour certains éléments de la marine béninoise et certaines personnes ressources rencontrées, c’est le signe d’un probable et favorable résultat, car affirment-ils, il fallait attendre 72 heures après le drame avant d’espérer une éventuelle sortie des noyés. Aux dernières nouvelles, on apprend que cette opération de fouille orchestrée par les pêcheurs n’est pas du bénévolat car le Maire de la ville de Porto-Novo, Océni Moukaram aurait fait preuve de générosité envers ces autochtones. De l’autre coté, la rumeur selon laquelle le nombre des passagers aurait atteint la vingtaine serait moins plausible car certaines langues ont annoncé plusieurs indications qui permettraient de se situer par rapport à ce chiffre. Il s’agit entre autres des chaussures et autres objets qui devraient se retrouver à la surface de la lagune. Mieux, ils en veulent pour preuve la période du voyage qui se trouve être l’heure des cultes puisque nous étions dimanche et que les véhicules de transport en commun ne sont souvent pas remplis de passagers en ce moment de la journée.

beninsite.net

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