Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara appelle le FPI à « prendre le train de la paix »

Dans un meeting à Korhogo, dans le nord du pays, le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé, le 8 juillet, le Front patriotique ivoirien (FPI), formation politique de l’ex-chef de l’État Laurent Gbagbo, à «demander pardon» et à «prendre le train de la paix».

Le dialogue entre le pouvoir ivoirien et le principal parti de l’opposition se trouve de nouveau au point mort, plus de deux ans après la fin de la crise meurtrière de 2010-2011. Au terme de sa visite d’une semaine dans le nord du pays, le président ivoirien Alassane Ouattara a profité de l’occasion pour lancer un appel aux responsables du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ancien chef de l’État déchu Laurent Gbagbo, poursuivi à La Haye.

« Il faut que le FPI, parti courageux qui a eu la force de contester le parti unique, ait la force – je veux parler de ses dirigeants – de demander pardon. Que ses dirigeants aient la force de demander pardon aux victimes et aux parents des victimes. Ceci est indispensable », a lancé Alassane Ouattara, lors de son discours à Korhogo, son fief électoral, retransmis sur la télévision publique RTI.

« Le pardon grandit. Les Ivoiriens attendent ce geste d’humilité de la part de certains du FPI pour tourner la page », a-t-il poursuivi.

«Justice des vainqueurs»

Alassane Ouattara a aussi demandé au FPI d’« entrer dans le processus de paix ». « Je leur demande de prendre le train de la paix. Le train de la paix a pris de la vitesse et je souhaite que tout le monde soit à bord. Nous ne voulons plus d’exclusion en Côte d’Ivoire », a-t-il insisté.

Avant toute reprise des discussions, le FPI exige notamment la libération de Justin Koua, son responsable de la jeunesse incarcéré en juin, et la désignation d’un « comité de médiation » pour les discussions avec le pouvoir.

L’ancien parti présidentiel dénonce également une « justice des vainqueurs », soulignant que de nombreux cadres du régime déchu sont en prison alors qu’aucun soutien du pouvoir actuel n’a été inquiété pour les graves crimes imputés aux forces pro-Ouattara durant la dernière crise.

(Avec AFP)

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