RDC: Valérie Trierweiler et Yamina Benguigui à Bukavu pour soutenir les femmes violées

Arrivées la veille à Kinshasa, Valérie Trierweiler, la première dame de France, et Yamina Benguigui, la ministre française en charge de la Francophonie, se sont rendues, le 8 juillet, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, pour soutenir les femmes violées et apporter une aide à l’Hôpital de Panzi, où officie le docteur Denis Mukwege.

Lors du Sommet de la Francophonie, elle n’avait pas pu se rendre dans l’est de la RDC. Désormais, c’est chose faite. La « première dame » de France, Valérie Trierweiler, accompagnée de Yamina Benguigui, la ministre française chargée de la Francophonie, sont arrivées, ce 8 juillet, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

« Il n’y plus de doute, il faut s’engager (…). Il faut briser le silence », a déclaré Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation France Libertés, lors de sa visite dans les salles de l’hôpital de Panzi où sont soignées de nombreuses femmes violées dans la région.

L’établissement, devenu centre de référence dans la province du Sud Kivu pour les victimes de violences sexuelles, accueille dans la moitié de ses 400 lits, des femmes victimes de violences sexuelles ou qui ont besoin de soins obstétricaux.

Docteur Mukwege, officier de la Légion d’honneur

Deux tonnes de médicaments ont été remises à l’hôpital à l’occasion de cette visite à laquelle participe la ministre française de la francophonie, Yamina Benguigui. « Vous êtes notre Première dame de cœur 2013 », a dit à la compagne du chef de l’État, le docteur Denis Mukwege, directeur de l’hôpital de Panzi, où il soigne depuis plus de 20 ans des femmes victimes d’agressions sexuelles.

Le Dr Mukwege, dont le nom a été suggéré plusieurs fois pour le Prix Nobel de la paix, a été élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur par Yamina Benguigui. « En ce temps où vos corps sont considérés par certains comme des champs de bataille, c’est humblement qu’au nom de la République française et du chef de l’État François Hollande je me tiens devant vous pour exprimer la solidarité et le soutien du peuple français », a déclaré la ministre en s’adressant aux femmes présentes.

Selon elle, « soigner les conséquences des violences ne suffit pas, il faut s’attaquer aux causes, à savoir la guerre qui fait du corps de la femme un objet militaire, c’est pourquoi la France a soutenu la résolution 2098 des Nations unies (…) et ne ménagera pas ses efforts pour que soit respectée l’intégrité territoriale de la RDC ».

Les deux femmes sont attendues mardi 9 juillet à Bujumbura pour un colloque sur « le rôle des femmes dans la Région des Grands Lacs » organisé par Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Région des Grands Lacs.

Jeuneafrique.com

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