Kate la discrète a effacé Diana la tourmentée

La duchesse de Cambridge, tout en humilité et en discrétion, n’a commis aucun faux pas et a su se faire adopter par la famille royale.

Elle a choisi le même hôpital que Diana pour accoucher. Elle va emménager avec William et leur bébé dans un vaste appartement refait à neuf de Kensington Palace, où Diana avait trouvé refuge après sa séparation d’avec Charles. Comme la mère de son mari, elle sera sans doute très proche de son premier-né. Comme elle, elle est devenue une icône de mode et la marraine d’œuvres caritatives d’aide à l’enfance. Si les points de comparaison sont nombreux entre la défunte princesse de Galles et la duchesse de Cambridge, Kate s’est pourtant efforcée de se démarquer de la tragique trajectoire de cette princesse qu’elle n’a pas connue.

L’histoire de William et Kate, depuis leur rencontre, tranche en tout point avec celle de Charles et Diana. À l’inverse de la mère de William, la duchesse de Cambridge a su habilement se faire adopter par la famille royale et contrôler avec soin son image médiatique en cultivant la discrétion.

Le bébé arrive au sein d’un couple uni, qui se connaît depuis onze ans. Leur mariage planétaire, il y a deux ans, a tant marqué parce qu’il célébrait l’union d’un couple amoureux, à la différence de celle, arrangée, des parents de William – Charles entretenant une passion alors secrète pour Camilla. Les mauvaises langues ont pu soupçonner les Middleton d’avoir tout fait pour provoquer l’ascension de la roturière au sein de la famille royale en l’envoyant à dessein à l’université de St Andrews, où s’était inscrit le prince William.

Quoi qu’il en soit, Kate a mené cette relation avec l’humilité et la discrétion qui s’imposaient pour séduire la «firme». Même durant leur séparation de quelques mois en 2007, elle s’est gardée de donner toute interview ou confidence aux médias, avant de reconquérir le cœur de son prince.Contrairement à sa sœur Pippa à qui elle reproche ses frasques, elle reste à l’écart des night-clubs favoris de la jet-set, mène une vie sérieuse en essayant tant que possible d’éviter les objectifs des paparazzis. Quand des photos de Kate seins nus sont parues en France à la fin de l’été dernier, son erreur avait été de se croire protégée des regards indiscrets dans la maison d’amis en Provence – elle ne posait pas sur une plage des Caraïbes ou la proue d’un yacht. Mais on ne l’y reprendra pas!

Les débuts de la duchesse de Cambridge dans le monde depuis son mariage ont ravi la reine. Elle a choisi de parrainer trois organisations caritatives et la National Portrait Gallery. Elle n’a commis aucun faux pas lors de ses rares apparitions publiques en solo. Le reste du temps, elle menait jusqu’à maintenant une vie de princesse au foyer dans le cottage du couple sur l’île d’Anglesey, au pays de Galles, où est basée l’unité de sauvetage en mer de William. Selon leur entourage, Kate y faisait les courses toute seule au supermarché Waitrose du coin et veillait aux tâches domestiques avec l’aide d’une femme de ménage. Tout cela changera avec l’arrivée de l’héritier et une installation sans doute permanente à Londres.

Dans la capitale, la duchesse de Cambridge s’adonne à sa passion du shopping. Les responsables des boutiques de Chelsea ont l’habitude de ses visites presque incognito, sous la surveillance discrète d’un garde du corps. «Elle mène une vie très cachée. On lui envoie des robes à choisir au palais de Kensington, elle renvoie ce qu’elle ne veut pas garder, paye le reste rubis sur l’ongle et n’accepte aucun cadeau», raconte Cécile Reinaud, directrice de la marque de vêtements de grossesse Séraphine. Réglée par le prince Charles, la facture de ces emplettes, 32.870 livres (38.000 euros) pour six mois, est salée. Mais c’est dix fois moins que ce que dépensait Diana. Et Kate se montre attentive à mêler des marques grand public comme Zara à des labels plus luxueux tel Burberry.

À part ça, on ne sait rien de ce qu’elle pense, de ce qu’elle aime, de ses états d’âme. Pour l’écrivain Hillary Mantel, spécialiste des Tudor, «Kate semble avoir été choisie pour son rôle de princesse parce qu’elle était irréprochable: aussi mince qu’on n’ose en rêver, sans défaut, sans bizarreries, sans risque d’affirmer une personnalité. Elle semble forgée par une mécanique de précision: si différente de Diana, dont la maladresse humaine et l’incontinence émotionnelle transpirait le moindre de ses gestes.» La description de la duchesse de Cambridge par l’auteur la comparant à un «mannequin de vitrine sur lequel on accroche des vêtements», «une princesse de plastique uniquement destinée à enfanter», a suscité une tempête médiatique voici quelques mois. Mais, loin de blâmer Kate, son analyse ne visait qu’à pointer du doigt l’image publique des femmes de la famille royale, d’Anne Boleyn à Diana. Derrière son insignifiance de façade, Kate a montré qu’elle en avait bien compris les exigences et les dangers.

lefigaro.fr

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