KATE MIDDLETON : UN PETIT GARÇON « ROYAL » EST NÉ

«Waity Katie»… Le temps d’une fin de grossesse, le sobriquet de Kate Middleton, celui d’avant ses fiançailles avec le prince William en novembre 2010, s’est rappelé à notre bon souvenir : pour la naissance de son premier enfant aussi, elle aura pris son temps. Enfin, le royal baby est né, ce 22 juillet 2013, et c’est un garçon !

Admise au petit matin, vers 6 heures (7 heures, heure française), à l’hôpital St Mary du quartier de Paddington à Londres, la duchesse de Cambridge, qui a fait languir son monde puisqu’elle avait elle-même fixé le terme de sa grossesse à la mi-juillet, a accouché lundi à 16h24 heure locale (17h24 heure française) d’un petit garçon, titré prince de Cambridge (plus de 190 ans après le dernier prince de Cambridge). Un beau bébé de 3,8 kilos ! Selon la formule consacrée, la mère et l’enfant se portent bien, et les jeunes parents passeront la nuit sur place. Le prince William a assisté à l’accouchement, comme l’a rappelé Clarence House, suivant l’exemple de son propre père le prince Charles, lequel avait en 1982 rompu avec la tradition royale en se tenant auprès de la princesse Diana pour sa naissance, puis en 1984 pour celle de son frère Harry. Et tout comme dans le cas de la venue au monde de son mari, la délivrance, pour Kate Middleton, a tardé à prendre corps : s’il avait fallu 16 heures à Lady Di pour mettre au monde le prince William, né à 9h03 le 21 juin 1982, la duchesse de Cambridge aura eu besoin d’un peu plus de 10 heures après son admission à la maternité pour accoucher. «Nous ne pourrions être plus heureux«, a fait savoir William, en attendant une allocution devant les médias.

Pour quelques minutes, son altesse royale le prince de Cambridge, troisième dans l’ordre de succession au trône britannique, est née sous le signe du Cancer, qu’ont en partage William et sa défunte mère (née un 1er juillet). Quelques minutes plus tard et ç’aurait été un Lion ! Un point de détail qui pose tout de même la question du timing de l’annonce de la naissance, à 20h35 heure locale, soit quatre heures après la délivrance…

«La reine, le duc d’Edimbourg, le prince de Galles, la duchesse de Cornouailles, le prince Harry et les membres des deux familles ont été informés et sont ravis«, précise sans surprise le communiqué émis par Buckingham Palace. «Je suis ravi pour le duc et la duchesse, maintenant que leur fils est né. Le pays tout entier va fêter l’événement. Ils feront de merveilleux parents«, a pour sa part réagi le Premier ministre David Cameron. Séparément, le prince Charles, qui un peu plus tôt dans la journée plaisantait sur sa «grand-parentalité qui arrivait au ralenti«, s’est dit avec son épouse Camlla «immensément fier et heureux d’être grand-père pour la première fois«, contemplant ce «moment incroyablement spécial pour William et Catherine«, dans un message rapidement mis en ligne sur leur site officiel.

Le dénouement qui s’est joué dans l’une des six suites cossues – à près de 6 000 euros la nuit – de l’aile privée Lindo de l’hôpital St Mary a vraisemblablement été suivi de l’enchaînement protocolaire inévitable : la reine Elizabeth II, qui s’était donné la peine de regagner dans l’après-midi Buckingham Palace depuis le château de Windsor dans la perspective de la naissance de son troisième arrière-petit-enfant (après Savannah et Isla, filles de Peter et Autumn Phillips), a été la première informée, téléphoniquement, par le prince William. Le jeune papa a ensuite pu mettre au courant son père le prince Charles, parti le jour même en expédition dans le Yorkshire, comme si de rien n’était, ainsi que son frère Harry et les autres membres senior de la famille royale. Puis l’heureuse nouvelle s’est répandue dans les hautes instances de l’Etat, les services de la reine et du duc de Cambridge alertant ensuite le Premier ministre David Cameron et l’archevêque de Canterbury, pas le dernier à attendre, avec un espoir infini, la naissance de ce divin enfant.

Dans le même temps, l’épilogue et le début d’un nouveau chapitre s’écrivaient du côté de l’aile Lindo, où l’équipe médicale en charge de l’accouchement, menée par le docteur Marcus Setchell, chirurgien gynécologue et obstétrique qui fut au service de Sa Majesté de 1990 à 2008, assisté de l’obstétricien Guy Thorpe-Beeston et du consultant néonatal Sunit Godambe ou encore d’Alan Farthing, confrère actuellement au service de la monarchie et consultant à l’hôpital St Mary, signait le bulletin officiel proclamant la naissance du nouvel héritier au trône. Sur du papier ministre (33×44) à en-tête de Buckingham Palace figurent le sexe, le poids et l’heure de naissance du bébé royal. Et c’est lorsque cette simple feuille quitte l’aile Lindo et que et que le crieur public Tony Appleton poclame la bonne nouvelle que le grand public doit avoir la confirmation que l’accouchement s’est bien déroulé et que le prince William et Kate Middleton sont parents de leur premier enfant. En réalité, ce rituel théâtral a été suppléé par l’émission d’un communiqué, un moyen «plus simple et plus rapide» de diffuser la nouvelle, avait indiqué peu avant la publication du communiqué en question le palais royal. En raison de l’heure avancée ? Y aurait-il eu un couac dans le plan de communication ?

Dans les mains d’Ed Perkins, secrétaire particulier du duc et de la duchesse de Cambridge en charge de leur communication, le bulletin a néanmoins fait route sous bonne escorte vers Buckingham, où, depuis des heures, des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer l’heureux événement. Où, surtout, il devait prendre place sur un chevalet doré qui, il y a 31 ans, avait servi à proclamer la naissance du prince William de Galles, futur roi d’Angleterre. Il y a effectivement été installé par la secrétaire de la reine et un valet. Un traitement réservé exclusivement à l’incarnation de l’avenir de la couronne. Si d’aventure le bébé avait dû arriver entre 22h30 et 8h, l’information aurait d’office été délivrée via un communiqué, et le chevalet présenté à 9h le matin suivant.

Dans la plus pure tradition des grands événements royaux, la naissance devait être saluée par des salves de coups de canon, 41 tirés par la King’s Troop Royal Horse Artillery à Green Park (21, de base, plus 20 en raison du caractère royal du lieu), et 62 le lendemain (mardi à 14 heures) à la Tour de Londres (même raison, et 21 de plus pour la ville de Londres), tandis que l’Union Jack était hissé au sommet des bâtiments officiels. Tout un decorum qui en dit long sur l’importance de cet enfant pour l’avenir de la monarchie.

Deux inconnues – outre l’heure de la délivrance ! – demeuraient en fin de journée : les visites à venir dans la suite Lindo, et le prénom du royal baby. Sur ce point, pas de protocole. Aux jeunes parents – qui ignoraient, du moins officiellement, le sexe de l’enfant avant sa naissance – de décider du timing. Le prince William allait-il se présenter (mardi) face à la presse massée devant l’hôpital St Mary ? Si oui, allait-il choisir de dévoiler le prénom dès lors, ou plutôt d’attendre de quitter la maternité avec son épouse Catherine et leur enfant ? Ou bien encore, de préserver le suspense un peu plus longtemps encore ?

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