Présidentielle au Zimbabwé: entre 70% et 75% des voix pour Robert Mugabé?

Selon le porte-parole de son parti, le président sortant Robert Mugabe aurait remporté près de 75% des voix à la présidentielle zimbabwéenne de mercredi 31 juillet. Sa formation devrait aussi pouvoir compter sur une majorité des deux tiers à l’Assemblée nationale.

Sans surprise, Robert Mugabe aurait remporté une écrasante victoire face à son éternel rival, Morgan Tsvangirai. D’après le porte-parole de la Zanu-PF, le parti présidentiel, le chef de l’État zimbabwéen aurait remporté près de 75% des voix. Sa formation bénéficierait également d’une majorité des deux tiers à l’Assemblée nationale.

« La prédiction, c’est que le président devrait avoir de 70 à 75%. C’est le sentiment, d’après ce que je vois remonter du terrain », a déclaré le porte-parole Rugare Gumbo. « Je crois que nous aurons une majorité des deux tiers environ » à l’Assemblée, a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, un responsable de la Zanu-PF avait déjà annoncé une victoire « dans un fauteuil ». Ce succès « concerne tout : les élections présidentielle, législatives et municipales », avait-il dit plusieurs heures avant que la commission électorale (ZEC) ne commence à divulguer les scores. Un décompte officiel portant sur 62 des 210 circonscriptions a donné 52 sièges parlementaires à la Zanu-PF.

Nouvelle défaite pour Tsvangirai

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai s’achemine ainsi vers une nouvelle défaite signant pratiquement, si elle se confirme, son arrêt de mort politique.

Le résultat officiel du premier tour de la présidentielle n’est pas attendu avant lundi. Selon Roy Bennett, un responsable du MDC basé à Johannesburg, le président Mugabe va toutefois vouloir prêter serment « le plus vite possible ».

En 2008, Morgan Tsvangirai était arrivé en tête du premier tour de la présidentielle mais le camp de Mugabe avait résisté avec violence, faisant environ 200 morts parmi ses militants. Morgan Tsvangirai avait alors décidé de ne pas s’engager dans une escalade de la violence et de retirer sa candidature au deuxième tour.

Jeudi, lors d’une conférence de presse, il a dénoncé « une énorme farce » et critiqué une « élection factice qui ne reflète pas la volonté du peuple » à cause des manipulations du camp Mugabe.

(Avec AFP)

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