Libye: Mohamed Khalifa Al-Cheikh, le ministre de l’intérieur, démissionne

Le ministre de l’Intérieur libyen, Mohamed Khalifa Al-Cheikh, a présenté, dimanche 18 août, sa démission. Il se plaint de ne pas pouvoir mener à bien les réformes nécessaires, sans le soutien du Premier ministre.

«Mohamed Khalifa Al-Cheikh a présenté une lettre de démission au Congrès général national [la plus haute autorité législative et politique du pays, NDLR] et au premier ministre», a indiqué Rami Kaal, le porte-parole du ministère libyen de l’Intérieur, précisant que «le ministre démissionnaire donnera [plus tard] lecture d’un communiqué expliquant les raisons de sa démission».

«Manque d’appui»

Un député présent lors de lecture au Parlement de la lettre de démission de Mohamed Al-Cheikh a déclaré que le ministre avait écrit regretter «le manque de soutien de la part du premier ministre». Il «s’est plaint, en outre, d’avoir manqué d’un appui aussi bien financier que moral dans la mise en œuvre de son programme de réformes, et a déploré n’avoir pas suffisamment de prérogatives pour mener sa politique», a ajouté Abdallah Al-Gmati.

«Il a aussi évoqué des pressions de la part des membres de l’Assemblée et de responsables qu’il a démis de leurs fonctions et qui ont refusé de quitter leurs postes», a ajouté le député.

L’agence Lana, citant des sources du cabinet du Premier ministre, a rapporté qu’Ali Zeidan «avait accepté la démission du ministre de l’Intérieur, présentée plus tôt dimanche». «Le Dr Sadik Abdelkrim, vice-Premier ministre, a été chargé d’assurer l’intérim en attendant la nomination d’un nouveau ministre de l’Intérieur», a indiqué la même source.

Présenté comme proche des ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kaddafi, Mohamed Khalifa Al-Cheikh avait notamment travaillé dans un centre de recherche et de statistiques dans le domaine de la police, et enseigné dans une Académie des sciences de sécurité de 1997 à 2003. Il avait été nommé fin mai en remplacement d’Achour Chwayel, démissionnaire poussé à la sortie par l’adoption d’une loi excluant de la vie politique les anciens collaborateurs du régime de Kaddafi.

(Avec AFP)

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