Pékin déroule le tapis rouge pour le président Kényan, inculpé par la CPI

Le président kényan Uhuru Kenyatta, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, a été reçu, le 19 août, en grande pompe à Pékin par son homologue chinois Xi Jinping.

En visite officielle à Pékin, le président kényan Uhuru Kenyatta a été accueilli, le 19 août, place Tiananmen, par son homologue chinois Xi Jinping. Un régiment de la garde présidentielle a été déployé en son honneur.

La présence du président kényan a également été saluée par une salve de 21 coups de canon. Puis les deux leaders ont eu un entretien à l’intérieur du Grand palais du peuple.

Uhuru Kenyatta, investi début avril après avoir remporté l’élection présidentielle du 4 mars dans son pays, est pourtant poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour son rôle présumé dans les violences qui avaient suivi le précédent scrutin fin 2007. Et son procès doit s’ouvrir le 12 novembre.

Non-ingérence de Pékin

Une situation embarrassante pour les pays de l’Union européenne et les États-Unis qui affirment ne limiter leurs relations avec la tête de l’exécutif kényan qu’aux «contacts indispensables», même si le Premier ministre britannique, David Cameron, a déjà rencontré Uhuru Kenyatta en marge d’une conférence à Londres sur la Somalie.

Pékin s’en tient de son côté à sa politique de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays africains, dont les dirigeants apprécient aussi l’absence, de la part de la Chine, de sermons sur les droits de l’homme et la corruption.

Partenaires depuis les années 1960, celles des indépendances africaines, la Chine et l’Afrique ont considérablement renforcé leurs liens depuis une quinzaine d’années. Depuis 2009, la Chine est même devenu le premier partenaire commercial de l’Afrique.

(Avec AFP)

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