Mali: IBK nomme le banquier Oumar Tatam Ly au poste de Premier ministre

À 49 ans, Oumar Tatam Ly accède à la primature. Ce banquier a été nommé jeudi Premier ministre par le président Ibrahim Boubacar Keïta entré en fonction la veille.

Le banquier Oumar Tatam Ly, 49 ans, est le nouveau Premier ministre malien. Il a été nommé jeudi 5 septembre, par le président Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, entré en fonction mercredi. Il succède à Diango Cissoko, un administrateur civil qui a été Premier ministre de transition de décembre 2012 jusqu’au début de cette semaine. Ly doit entamer les consultations dans les prochaines heures pour former son gouvernement.

Oumar Tatam Ly «a été déchargé de ses fonctions de conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), poste qu’il occupait auparavant, il y a quelques jours», selon une source à la BCEAO. Il avait intégré l’institut d’émission monétaire des huit pays formant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) il y a près de 20 ans. Il avait avant cela travaillé à la Banque mondiale, puis à la présidence malienne de 1992 à 1994.

Né le 28 novembre 1963 à Paris, agrégé d’histoire et diplômé en économie, Oumar Tatam Ly – surnommé Thierno Ly par ses proches – est le fils d’Ibrahima Ly, homme de lettres aujourd’hui décédé, militant de gauche engagé et notamment auteur de deux retentissants livres : «Toiles d’araignées» et «Les noctuelles vivent de larmes».

Sa mère est Madina Tall Ly, diplomate qui fut ambassadeur sous le régime du président malien Alpha Oumar Konaré (1992-2002).

Son entourage assure qu’il n’est membre d’aucun parti politique. Toutefois, le nouveau Premier ministre a participé à l’élaboration du volet économique du programme du candidat Ibrahim Boubacar Keïta, qui a brigué la présidence pour le compte du Rassemblement pour le Mali (RPM).

«Réconciliation nationale»

Élu le 11 août, IBK a prêté serment mercredi, après une passation des pouvoirs avec le président de transition, Dioncounda Traoré. Dans son discours, il a énoncé plusieurs priorités pour son mandat de cinq ans, indiquant que «la plus pressante» à ses yeux est «la réconciliation nationale» après la crise politico-militaire qui a déchiré ce pays de quelque 15 millions d’habitants.

La tâche qui attend Ibrahim Boubacar Keïta est lourde. «La demande sera grande quand l’offre, elle, restera hélas modeste, du fait des moyens réduits de notre pays mais aussi du fait des nouveaux besoins créés par notre crise», avait déclaré, mardi soir, DioncoundaTraoré dans son dernier message à la Nation en tant que président intérimaire, en exhortant les Maliens à apporter leur soutien à la nouvelle équipe.

IBK «est, par la force des choses, le président d’un temps de défis complexes et multiformes, le président d’un temps de réconciliation, de refondation et de reconstruction», avait-il ajouté.

(Avec AFP)

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