Remise en selle depuis avril dernier : ce qu’il faut retenir des actions de l’Aic

L’une des décisions du conseil des Ministres tenu le 28 avril dernier, a été de rétablir l’accord cadre qui lie l’Etat béninois à l’Association interprofessionnelle du coton (AIC). Cette option de l’Exécutif qui a été entérinée par un décret pris lors du même conseil des ministres a ouvert la voie à un retour du coton dans les mains du secteur privé. Près de sept mois plus tard, retour sur les différentes initiatives de l’Aic pour redonner de la vigueur au coton béninois. 

Si le rétablissement de l’accord cadre liant l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) à l’Etat béninois a consacré le retour du coton dans les mains du secteur privé en avril dernier, l’Aic forme toujours un tandem avec l’Etat et ce en l’associant à toutes ses initiatives depuis lors. Ainsi une délégation du ministère de l’Agriculture a accompagné celle de l’Aic dans le cadre des tournées initiées par elle pour aller à la rencontre des producteurs afin de leur expliquer le nouveau cap à donner à la filière coton. Parmi les actions à noter ces derniers mois, il y a eu entre autres en octobre dernier la tournée notamment dans les quatre départements de la partie septentrionale du pays. Au cours des différentes rencontres qui ont eu, il a été indiqué notamment aux producteurs la « réorganisation du secteur » mais surtout le paiement de tous les producteurs avant le 31 décembre prochain. De plus Mathieu Adjovi le président de l’Aic a pris l’engagement ferme de payer intégralement aux producteurs les fonds dus au titre de la campagne de 2015-2016. L’autre avancée majeure à mettre à l’actif de l’Aic est l’augmentation conséquente des superficies emblavées. A titre d’exemple pour la campagne en cours, les emblavures étaient estimées au 10 août dernier à 421000 hectares selon des déclarations faites par les producteurs eux-mêmes. Or les prévisions ne tablaient que sur 350000 hectares. De plus, dans les tous les départements les prévisions ont été dépassées. Le département du Couffo se distingue avec un « pic d’augmentation de 460% ». Ces avancées notables matérialisent les retombées des premières actions de l’Aic, notamment à travers la tournée nationale « pour rencontrer les producteurs et susciter leur engouement et leur volonté de retourner dans la filière ». Il faut aussi préciser que la tournée d’octobre dernier a permis de constater que l’Alibori était le « premier département en production de coton ».

La rédaction

Cette entrée a été publiée dans Actualités, Economie, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Réagir