L’état de l’économie française après le quinquennat de François Hollande

chômage important, croissance en berne, déficits en hausse… François Hollande avait hérité d’un pays en crise à son arrivée. Aujourd’hui, la situation économique de la France commence à s’améliorer, même si le président sortant n’a pas atteint tous les objectifs qu’il s’était fixé.

L’échec du quinquennat Hollande, c’est le chômage. Il avait fait de l’inversion de la courbe, son principal défi. Cinq ans plus tard, même si elle se dessine, la tendance demeure incertaine. Il y a, certes, une reprise de la création d’emplois, mais le taux de chômage est toujours à 10% en France.

La réduction des déficits a été plus lente que prévu. Pour autant, si les dépenses publiques ont augmenté, les attentats terroristes y sont pour beaucoup. La sécurité et la lutte contre le terrorisme ont entraîné des dépenses publiques supplémentaires. Comme l’a souligné François Hollande, le pacte de sécurité avant le pacte de stabilité.

Un ciel dégagé pour les entreprises

En 2016, le déficit public poursuit sa baisse, il a été ramené à 3,4% du PIB, et ainsi été divisé par deux depuis le pic de la crise en 2009. Le retour dans les clous du traité de Maastricht (critère des 3% de déficit par rapport au PIB) devrait être atteint fin 2017. Le gouvernement prévoit un déficit public à 2,7% du PIB en 2017.

Quant à la croissance, elle est en légère amélioration, même si elle reste faible. En 2017, l’Institut national des statistiques (Insee), annonce 0,3% pour les trois premiers trimestres, le Fonds monétaire international table sur 1,4% pour cette année. Les 41 milliards d’euros de baisses de charges mises en œuvre avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), conjugués avec la baisse du prix du pétrole, ont permis de doper les entreprises.

Résultat, les défaillances d’entreprises sont en baisse continue depuis un an et les investissements progressent. Le secteur du bâtiment, qui a un effet d’entraînement sur le reste de l’activité, poursuit son redressement : la construction (-11 % de défaillances au premier trimestre 2017) et l’immobilier (-14 %). L’industrie manufacturière et le commerce remontent également la pente.

Pression fiscale pour les ménages

Enfin, François Hollande, qui s’était engagé à soigner le dialogue social, a échoué. La faute au passage en force sur la loi Travail, une réforme qui a divisé le patronat, les syndicats, mais aussi les Français.

Autre point en sa défaveur : la pression fiscale en hausse. Durant son quinquennat, selon l’Office français des conjonctures économiques (OFCE), les hausses des impôts sur les ménages ont atteint 35 milliards d’euros entre 2012 et 2017, alors que la pression fiscale a reculé de 20 milliards pour les entreprises.

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