Cyclisme: Tom Dumoulin, l’homme du 100e Tour d’Italie

Le Néerlandais Tom Dumoulin remporte le Giro 2017. La dernière étape, un contre-la-montre entre Monza et Milan, est revenue à un autre Néerlandais, Jos van Emden. Sur les 29,3 kilomètres séparant l’autodrome de Monza du Duomo milanais, Dumoulin s’est classé deuxième de l’étape, à 15 secondes de Van Emden. Le vainqueur du Giro repousse à 1 min 24 sec Nairo Quintana qui l’avait dépossédé vendredi dernier du maillot rose.

Jusqu’au dernier jour, le suspens était de mise. Ce 100e Tour d’Italie aura tenu toutes ses promesses. Il y a trois semaines, tout le monde s’accordait à dire que le Giro se jouerait au minimum dans la troisième semaine. Il aura donc fallu attendre le dernier contre-la-montre entre Monza et Milan pour voir Tom Dumoulin se parer de rose.

Une sangsue en montagne

Le coureur néerlandais décomplexé s’est accroché aux meilleurs grimpeurs comme une sangsue samedi 27 mai entre Pordenone et Asiago, alors que tous tentaient de s’en défaire. Hier soir, les cinq premiers du classement général n’étaient séparés que de 1 minute et 15 secondes après plus de 3 600 kilomètres de course harassante.

Dumoulin, outsider en Sardaigne lors du Grand départ, revient de loin. Malade mardi dernier, il avait fini par céder sa tunique rose au Colombien Nairo Quintana. Ensuite, le jeune coureur de la formation Sunweb s’est accroché dans les dernières étapes de montagne, à la manière d’un Miguel Indurain, en espérant retrouver son coup de pédale magnifique dans l’exercice du contre-la-montre qui lui avait valu un titre de vice-champion olympique à Rio.

Premier Néerlandais à s’imposer sur le Giro

Ce scénario inédit pour une centième édition permet à Dumoulin et au Giro de rentrer dans la grande histoire des Grands Tours. Le Néerlandais aura fait face à la fatigue, à la pression psychologique d’un enjeu si important. Il y a deux ans, il avait perdu le Tour d’Espagne à seulement 48 heures de l’arrivée en craquant dans la dernière étape de montagne et en perdant plus de 4 minutes sur les meilleurs grimpeurs. Cette fois, il a été plus tacticien en s’appuyant sur les rivalités de ses adversaires. Il a trouvé de l’aide auprès d’autres coureurs, afin de limiter la casse dans les deux dernières journées de montagne.

Depuis sa « dysenterie » dans le Stelvio, ses principaux rivaux attendaient une nouvelle faille. Lui répétait qu’il voulait être « le premier Néerlandais à avoir gagné le Giro et non pas pour avoir fait caca dans le près ». Connaissant les qualités athlétiques de Tom Dumoulin sur le contre-la-montre, Nairo Quintana, Vincenzo Nibali, Ilnur Zakarin ou encore Thibaut Pinot devaient croire au miracle pour l’emporter.

Tom Dumoulin a donc signé ce dimanche à Milan la première victoire néerlandaise en 100 éditions du Giro, la première dans un grand tour depuis 37 ans. Son compatriote Joop Zoetemelk, vainqueur du Tour de France 1980, était le dernier coureur du plat pays à s’imposer dans une course de trois semaines.

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